ewrw23dfdf's Space http://ewrw23dfdf.posterous.com Most recent posts at ewrw23dfdf's Space posterous.com Fri, 07 Sep 2012 18:49:00 -0700 37 Avec lui, le doudoune moncler http://ewrw23dfdf.posterous.com/37-avec-lui-le-doudoune-moncler http://ewrw23dfdf.posterous.com/37-avec-lui-le-doudoune-moncler

Avec lui, le talent del'artiste se disciplina. À sa verve exubérante, Montigny mit comme une cangue le haussecol militaire du Fils de Famille, ce même Fils de Familleque Lafontaine a repris il y a quelque temps à l'Odéon, il lui boutonnason geste du Midi dans la redingote en drap fin du mari de Diane de Lys. Le Bordelais se cabrait, avalait son mors ; mais il sortit de là dompté, assoupli, accompli, et aujourd'hui, quand il parle de son vieux maître, il atoujours les yeux mouillés. Notes sur ParisLes nounousRien de joli au Luxembourg, aux Tuileries, par ces premiers joyeux soleils, par ces premiers frissons de verdure, comme la sortie des bébés etdes nounous de une à deux heures de l'aprèsmidi. En ces coins abrités où elles se donnent toutes rendezvous, les nourrices se promènent par groupes aux rubans flottants ou s'alignent sur deschaises, protégeant le bébé sous le large parasol de doublure rose oubleue au reflet favorable ; et tandis que le poupon, endormi dans sonvoile transparent et la dentelle mousseuse de ses petits bonnets, aspirede tout son être mignon la sève du printemps, Nounou radieuse, reposée, ayant aux lèvres un sourire de perpétuelles relevailles, promène toutautour un regard vainqueur, dresse la tête, rit et jase avec les camarades. Elles sont là cinquante, ces nourrices, toutes en costume de pays, maisle costume affiné, transformé et donnant à la solennité du jardin royalune vieillotte poésie d'opéra comique. manteaux moncler femme
Des coiffures variées et superbes :madras éclatant des Gasconnes et des mulâtresses, coiffes conventuellesdes Bretonnes, énorme et léger papillon noir des Alsaciennes, aristocratique hennin des filles d'Arles, et les hauts bonnets du pays de Caux,ajourés comme des flèches de cathédrales, et, fichées dans des chignonssauvages, les grandes épingles à boules d'or des Béarnaises. L'air est doux, les parterres embaument, une odeur de résine et de mieltombe des bourgeons de marronniers. Làbas, près du bassin, la musiquemilitaire attaque une valse. Nounou s'agite, Bébé piaille, tandis que le petit soldat en promenade devient rouge comme son pompon devant cettehaie de payses qu'il trouve considérablement embellies. Cela, c'est la nourrice de promenade et de parade, costumée et métamorphosée par l'orgueil des parents et six mois de séjour à Paris. Maispour voir la vraie nounou, pour bien la connaître, il faut la surprendre àl'arrivée, dans un de ces établissements étranges qu'on nomme bureauxde placement et où se fait, à l'usage des bébés parisiens affamés d'un laitquelconque, le commerce des femmesmères. doudoune moncler hommme C'est du côté du Jardin desPlantes, au bout d'une de ces rues paisibles, demeurées provinciales enplein Paris, avec des pensions, des tables d'hôte, des maisonnettes à jardinet, peuplées de vieux savants, de petits rentiers et de poules ; sur lafaçade d'un antique logis à grand porche, une enseigne à lettres rosesétale ce simple mot : Nourrices. Devant la porte, par groupes ennuyés, flânent des femmes en guenilles, avec des enfants sur les bras.On entre : un pupitre, un guichetgrillé, le dos de cuivre d'un grandlivre, du monde qui attend sur desbanquettes, l'éternel bureau, le même toujours, également correct etfroid, aux halles comme à la Morgue, qu'il s'agisse d'expédier des pruneaux ou d'enregistrer des cadavres. Ici c'est de la chair vivante qu'ontrafique. Comme on reconnaît en vous des personnes « bien », on vous épargnela banquette d'attente, et vous voici dans le salon. Du papier à fleurs sur les murs, le carreau rouge et ciré comme dansun parloir de couvent, et, de chaque côté de la cheminée, audessus dedeux cylindres de verre recouvrant des roses en papier, les portraits àl'huile et cerclés d'or de Monsieur le Directeur et de Madame laDirectrice. doudoune moncler femme
Monsieur est quelconque : tête d'ancien agent d'affaires ou de pédicurequi a réussi ; Madame, bien en chair, sourit de ses trois mentons dansl'engraissement d'un métier facile, avec ce je ne sais quoi de dur quedonne au visage et au regard le maniement d'un troupeau humain. Quelquefois, c'est une sagefemme ambitieuse ; le plus souvent une anciennenourrice douée du génie des affaires. Un jour, il y a longtemps, elle est venue dans une maison pareille àcelleci, peutêtre dans la même, vendre, pauvre fille de campagne, un ande sa jeunesse avec son lait. Elle a rôdé devant la porte comme les autres,affamée, son enfant au bras ; comme les autres elle a usé la bure de sesjupes sur le banc de pierre.Aujourd'hui les temps ont changé : elle est riche, célèbre. Son village,qui la vit partir en loques, ne parle d'elle qu'avec respect.

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Fri, 07 Sep 2012 18:41:00 -0700 34 Pour la comédienne, doudoune moncler http://ewrw23dfdf.posterous.com/34-pour-la-comedienne-doudoune-moncler http://ewrw23dfdf.posterous.com/34-pour-la-comedienne-doudoune-moncler

Pour la comédienne, l'arrachement est encore plus cruel.Chez elle, la coquetterie s'accroît et s'exaspère d'un désir de gloire. Aussi,la plupart des actrices ne veulent jamais finir, n'ont pas le courage de semettre une bonne fois devant leur glace et de se dire : « J'ai bien mon âge,aujourd'hui ». Celleslà sont vraiment à plaindre. Elles ont beau lutter, s'accrocherdésespérément aux lambeaux défleuris de la couronne tombée, ellesvoient le public s'éloigner d'elles, l'admiration remplacée parl'indulgence, puis par la pitié, et, ce qui est plus navrant que tout, parl'indifférence. Grâce à son esprit, grâce à sa fierté, la grande et vaillante ArnouldPlessy n'a pas attendu cette heure désolante. doudoune moncler femme
Ayant encore quelques années devant elle, elle a préféré disparaître en pleine gloire, comme un deces beaux soleils d'octobre qui plongent sous l'horizon brusquement plutôt que de traîner leur agonie lumineuse dans un vague et lent crépuscule. Sa réputation y aura gagné ; mais nous y aurons perdu les bellessoirées qu'elle pouvait nous donner encore. Avec elle, Marivaux est parti,et le charme de son art merveilleux, de cette phrase chatoyante et papillonnante qui a l'ampleur capricieuse d'un éventail déployé aux lumières. Toutes ces belles héroïnes qui s'appellent comme des princessesde Shakespeare, et qui ont quelque chose de leur élégance éthérée, sontrentrées dans le livre ; on les évoque, elles ne viennent plus. Finis aussices jolis jeux d'esprit et de langage, ces causeries un peu maniérées, unpeu alambiquées, mais si françaises, comme Musset en a tant écrit, badinages charmants qui appuient sur le rebord d'une table à ouvrageleur coude chargé de dentelles traînantes et tous les caprices souriants del'oisiveté amoureuse. Tout cela est mort maintenant ; on ne sait plus causer, marivauder au théâtre. moncler pas cher C'est une tradition perdue, depuisqu'ArnouldPlessy n'est plus là. Et puis, à côté de l'artiste d'étude et deméthode, de la fidèle interprète des traditions de l'art français, il y avaitdans cette excellente comédienne un talent original et chercheur, soitqu'elle se prît aux grandes créations tragiques comme dans cette Agrippine qu'elle jouait d'une façon si accentuée, bien plus selon Suétone queselon Racine, soit qu'elle créât en pleine vie moderne, en plein art réaliste, la Nany du drame de Meilhac, paysanne ignorante et mère passionnée.Je me souviens surtout d'une scène où, pour exprimer les mille sentiments confus qui se heurtaient dans son âme ambitieuse et jalouse, Nany, inculte, bègue, cherchant ses mots, avait un élan de rage folle contreellemême et râlait en meurtrissant de coups sa poitrine : « Ah ! Paysanne… Paysanne !… ». L'actrice disait cela à faire frissonner toute lasalle. Notez que des cris pareils, des mouvements de cette vérité, ce n'estpas la tradition, ce n'est pas l'école qui les donne, mais la vie longtempsétudiée, regardée et sentie. Et n'estce pas un beau triomphe, la preuved'un admirable pouvoir de création, qu'un drame sombre comme Nany,joué à peine une dizaine de fois, reste éternellement dans l'esprit et lesyeux de ceux qui l'ont vu, parce que Mme ArnouldPlessy en a interprétéle principal personnage. manteaux moncler homme
Adolphe DupuisAdolphe Dupuis est le fils de Rose Dupuis, sociétaire de la ComédieFrançaise, retirée du théâtre depuis et morte il y a seulementquelques années. Malgré un talent très réel et des succès chèrementconquis à côté de Mlle Mars, l'excellente femme gardait rigueur à son ancien métier ; et, lorsqu'au sortir du collège Chaptal, où il avait fait d'assezmédiocres études, sur le même banc qu'Alexandre Dumas fils, Dupuisparla d'être comédien, la mère s'y opposa de toutes les forces de sa tendresse. Mais on sait ce que vaut le « jamais » de la femme qui aime, etcellelà aimait passionnément son grand fils. Au Conservatoire, l'élève neréussit guère mieux qu'à Chaptal ; non certes que l'intelligence lui fît défaut, il en avait trop au contraire, mais de celle que l'école n'admet pas,cette intelligence aiguisée, personnelle, qui raisonne dans le rang et veutsavoir pourquoi le commandement de « tête à droite » quand c'est àgauche qu'il faut aller.En pleine classe, l'écolier discutait les idées de sonmaître, Samson, s'insurgeait contre cette façon de préparer, de ressasserle concours avec le professeur, au lieu de laisser un peu d'initiative àl'élève ; il demandait pour l'examen un morceau déchiffré à livre ouvert,non pas appris, « seriné » dix mois d'avance, et réclamait enfin commeplan général d'étude une place plus large à la nature, au détriment de latradition. Pensez si le vieux Samson devait bondir à ces théories subversives ; malgré tout il se sentait de la sympathie pour le fils de son ancienne camarade, ce jeune révolté au sang calme, au sourire bon enfant,et il le fit entrer à la ComédieFrançaise, comme cinquième ou sixièmeamoureux de répertoire.

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Fri, 07 Sep 2012 18:38:00 -0700 33 Toute proportion doudoune moncler http://ewrw23dfdf.posterous.com/33-toute-proportion-doudoune-moncler http://ewrw23dfdf.posterous.com/33-toute-proportion-doudoune-moncler

Toute proportion gardée, on retrouvait en lui du Frédérick : cette mêmesouplesse à endosser tous les costumes de la comédie humaine, à porterla vareuse d'un rapin, la pourpre burlesque d'un roi de féerie, l'habit noirmondain, avec une aisance parfaite et une égale distinction. Tous deuxavaient de commun aussi une fantaisie qui donnait à leurs créationsquelque chose d'excessif, marquait leurs rôles d'une empreinte ineffaçable et en rendait la reprise très difficile après eux. Demandez à Got, quiest luimême un parfait artiste, le mal qu'il a eu à faire sien le personnagedu père Poirier, créé, il y a quarante ans, par le comédien du Gymnase.Quand Lesueur jouait dans une pièce, l'auteur pouvait se dire que, mêmeen cas de désastre, tout son effort ne serait pas perdu et qu'un rôle survivrait toujours du naufrage, le rôle de Lesueur. Qui se souviendraitaujourd'hui des Fous d'Édouard Plouvier, s'il n'y avait joué son magnifique buveur d'absinthe ? Qu'il était beau devant son verre, la lèvre humide et grelottante, tenant haut la carafe qui tremblait dans sa main etdistillant goutte à goutte le poison vert dont on suivait les effets sur sonmasque hébété et blafard. C'était d'abord une bouffée de chaleur, uneconvulsion de la vie dans ce squelette gelé, desséché par l'alcool, un peude sang arrivait aux joues, un éclair allumait les yeux ; mais bientôt le regard redevenait vitreux, s'embuait, la bouche détendue laissait retomberses coins. moncler femme
Mime merveilleux, il savait à fond l'outillage, les fils cachés dela pauvre marionnette humaine, et il les maniait avec une dextérité, uneprécision ! Lorsqu'il pleurait, tout sanglotait en lui, ses mains, ses épaules. Rappelezvous la façon dont il détalait, dans le Chapeau d'unHorloger, ses jambes qui se précipitaient, se multipliaient, comme s'ilavait eu dix, vingt, trente paires de jambes : une vision de gyroscope. Etquel poème que son regard quand il se réveillait, dans la partie de piquet !… Ah ! Lesueur ! Lesueur !… FélixÉtrange figure que celle de ce Félix ! En écrivant son nom, il vient dem'apparaître, fat et balourd, l'œil arrondi, le front bas, carré, têtu, toujours plissé d'un effort de comprendre, le meilleur des hommes, maisd'une sottise, d'une vanité de coq d'Inde ! Il faut avoir travaillé avec lui àl'avantscène pour s'imaginer cela. D'abord, sitôt après la lecture aufoyer, Félix montait chez le directeur pour rendre le rôle que vous veniezde lui distribuer et qui ne lui convenait pas. Tous les autres lui semblaient bons dans l'ouvrage, excepté celuilà ! Il eût été bien empêché dedire pourquoi, par exemple. Non, c'était une manie, un besoin de se faireprier, d'amener les auteurs à son quatrième étage de la rue GeoffroyMarie, dans ce petit intérieur de province, propret, douillet, minutieux,qu'on aurait pu prendre pour un appartement de chanoine oud'archiprêtre, sans l'innombrable quantité de portraits, de médaillons, dephotographies rappelant à l'artiste chacune de ses créations. moncler homme Il fallaits'asseoir, accepter un petit verre de « quelque chose de doux » et tâcherde fléchir à force d'éloquence, de compliments, d'enguirlandements,cette exaspérante coquetterie. À cette première visite, Félix ne s'engageaitpas, ne promettait rien.Il verrait, il réfléchirait. Quelquefois, quand lerôle lui faisait très envie, il vous disait d'un air détaché, indifférent :« Laissezmoi la pièce… Je vais lire encore. » Et Dieu sait ce qu'il y comprenait, le pauvre homme ! Huit jours, quinze jours, il gardait le manuscrit, ne parlait plus de rien ; dans le théâtre on chuchotait : «… Jouera…Jouera pas… ». Puis, lorsque las d'attendre de voir tout entravé par le caprice d'un seul, vous vous disposiez à envoyer le grand comédien audiable, il arrivait à la répétition, dispos, souriant, sachant déjà son rôlepar cœur et faisant flamber les planches rien que de poser le pied dessus. doudoune moncler
Mais vous n'en aviez pas fini avec ses fantaisies, et jusqu'au jour de la représentation il fallait s'attendre à de terribles secouées. Ce jourlà, il estvrai, la verve incomparable de ce singulier artiste qui se transfiguraitdans la lumière de la rampe, ses effets inconscients, toujours sûrs, toujours compris, son action irrésistible sur le publie, vous payaient bien detoutes vos misères. Madame ArnouldPlessyL'avezvous vue dans Henriette Maréchal ? Vous la rappelezvous devantson miroir, jetant un long regard désespéré à ce confident muet et implacable, et disant, avec un intonation déchirante : « Oh ! J’ai bien mon âge,aujourd'hui. » Ceux qui ont entendu cela ne pourront jamais l'oublier.C'était si profond, si humain ! Rien que dans ces quatre mots, accentuéslentement, tombant l'un après l'autre comme les notes d'un glas, la comédienne faisait tenir tant de choses : le regret de la jeunesse disparue,l'angoisse navrée de la femme qui sent que son règne est fini et que si ellen'abdique pas de bonne volonté, la vieillesse va venir tout à l'heure lui signer son renoncement d'un coup de griffe en pleine figure. Minute horrible pour la plus forte, pour la plus honnête ! C'est comme un exil subit,un changement de climat et la surprise d'une atmosphère glacée succédant à cet air embaumé et tiède, plein de murmures flatteurs etd'adulations passionnées, qui entoure la beauté de la femme dans le midide son âge.

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